Disponible sur la plateforme de streaming Netflix depuis le 30 mai 2024, la mini-série Eric a été dans le top des séries les plus regardées au moment de sa sortie. Cependant, elle n’a pas forcément mis tout le monde d’accord. Avec six épisodes, entre 50 et 55 minutes chacun, le nombre de sujets traités est important, ce qui a pu perturber certains téléspectateurs… Qu’on ait apprécié ou non, nous ne pouvons nier le fait qu’il y a beaucoup de choses à dire sur cette mini-série britannique ! Créée par Abi Morgan, et comptant Benedict Cumberbatch parmi ses acteurs principaux, la série présente toutes les caractéristiques d’un thriller psychologique dramatique. Sans ne rien vous spoiler, et comme nous l’avions fait pour Chère Petite, nous avons réalisé pour vous un état des lieux de la série dans cet article.
L’intrigue de ce thriller Netflix
La série se déroule à New-York dans les années 80. Edgar, un petit garçon de neuf ans disparaît mystérieusement. Dès les premières secondes du premier épisode, nous sommes plongés au cœur de l’intrigue. Nous nous rendons très vite compte qu’Edgar ne grandit pas dans les meilleures conditions. Son père est un célèbre marionnettiste, inventeur de l’émission pour enfants Good Day Sunshine. Si cela peut paraître incroyable et très enthousiasmant pour un enfant, la réalité semble assez sombre. En effet, le père d’Edgar est alcoolique et colérique. De plus, les disputes entre ses parents sont régulières.
Un jour, alors que ses parents se disputent encore une fois au petit matin, Edgar part seul pour l’école. C’est alors que le drame arrive. Edgar n’arrivera jamais à l’école. Sa disparition marque les esprits et la presse s’empare rapidement du sujet. Fous d’inquiétude, les parents d’Edgar, Cassie et Vincent, vont gérer la situation différemment et vont donc peu à peu s’éloigner.
Si la série n’est pas basée sur une histoire vraie, la créatrice Abi Morgan a indiqué s’être inspirée de faits réels. En effet, la série permet de rappeler les événements mystérieux survenus dans les années 80 : de nombreuses disparitions d’enfants. C’est à cette époque qu’a débutée l’impression des photos d’enfants disparus sur les briques de lait afin de tenter d’interpeller le plus de personnes possible. Nous retrouvons ces détails dans la série.
Mais qui est Eric ?
Nous vous parlons d’Edgar et de ses parents, mais peut-être vous interrogez-vous sur le nom de la série : Eric.
Ce thriller psychologique nous montre comment une personne est capable de s’accrocher à un élément particulier et insignifiant pour beaucoup lors de ce genre de drames. En effet, vous le découvrirez assez rapidement dans le premier épisode mais Eric n’est autre que la marionette – ou l’ami imaginaire – inventée et dessinée par Edgar, le jeune garçon qui a disparu. C’est à ce personnage que Vincent, son père, va se raccrocher pour tenter de comprendre coûte que coûte les éléments de cette disparition tandis que l’enquête policière continue de stagner. Il s’y accroche jusqu’à tomber dans ce qui semble devenir de la schizophrénie. Par ailleurs, tous ses démons le rattrapent. Benedict Cumberbatch nous démontre encore une fois l’étendue de son talent d’acteur et nous offre une performance et un jeu impressionnants.
De nombreux sujets importants abordés
Au-delà de l’enquête sur la disparition d’Edgar, cette mini-série s’attarde également sur de nombreuses problématiques. C’est d’ailleurs ce qui a pu déranger certains téléspectateurs qui ne s’attendaient pas à autant d’intrigues « secondaires ». Ces dernières soulèvent pourtant des problèmes sociétaux et judiciaires importants. Commençons par citer l’indifférence. Celle des passants face à une mère désespérée de retrouver son enfant notamment. Mais ce n’est pas tout, il y a effectivement de très nombreux thèmes abordés dans cette série et parmi ceux-ci : l’homophobie, le racisme, la violence extrême d’une société, la misère, la maladie, les inégalités ou encore les affaires judiciaires passées sous silence. L’enquêteur Michael Ledroit, parfaitement incarné par McKinley Belcher III, joue un rôle crucial autour de nombreux de ces sujets.
Si votre objectif premier est de suivre une enquête dans le détail, vous risquez d’être déçus. La disparition d’Edgar semble surtout être le point de départ pour dénoncer les nombreuses problématiques mentionnées ci-dessus. Néanmoins, une certaine tension reste palpable tout au long de la série et nous tient en haleine jusqu’au dernier épisode. Un point négatif, que nous relevons malheureusement souvent dans les mini-séries de ce genre, serait peut-être la fin un peu précipitée par rapport à la longueur de l’histoire. Cependant, celle-ci peut inciter à la réflexion et cela est un bon point.
Pour terminer, Eric est sans aucun doute un drame et un thriller psychologique très intéressant à plusieurs niveaux. Tension et angoisse sont au rendez-vous.






